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Comprendre les raisons de la prise de poids



Comprendre les raisons de la prise de poids

Cet article s’appuie volontairement sur des donnes scientifiques dont vous trouverez toutes les sources au fil du document (notes bas de page). Il nous a semblé important de vous proposer ce dossier complet et documenté, de sortir des aprioris et autres divagations que l’on peut croiser ça et là sur Internet. En espérant que vous obtiendrez quelques éléments vous permettant de mieux comprendre votre excédent de poids.

Chez les adultes

D’après une étude, 47% des hommes et 37% des femmes en situation de stress augmentent leur prise d’aliments

  • Le stress :

    - Il a été démontré que le stress chronique accélère et augmente la prise de poids. Le poids pris est disproportionné par rapport au nombre de calories consommées. Le mécanisme de perception des signaux de stress provoque un stockage massif des graisses. [1]

    - De nombreuses études épidémiologiques ont mis en évidence un lien entre stress et gain de poids. Le stress peut être de type social ou mental d’origine professionnelle ou non. Cette situation de stress induit une modification du comportement alimentaire. [2]

    Le simple ennui induit une consommation chez 68% des femmes et 40% des hommes.

  • La sédentarité :

    - On considère que la sédentarité est le quatrième facteur de risque de mortalité à l’échelle mondiale (6 % des décès), Sur le plan mondial, 5 % de la mortalité est imputable à la surcharge pondérale et à l’obésité. [3]

    - La sédentarité est mesurée par le temps passé en position assise ou allongée, au travail, à la maison, lors des déplacements, en excluant le temps consacré au sommeil. Le temps moyen consacré à des comportements sédentaires en France s’élève à 4heures 29. [4]

    - A travers cette étude, les chercheurs ont montré qu’un faible degré d’activité physique pendant les périodes de loisir est un facteur prédictif d’une prise de poids importante (?5kg) dans les 5 ans qui suivent. [5]

  • Les déséquilibre alimentaires :

    - L’obésité n’est pas simplement le résultat d’une gourmandise excessive ou d’une absence d’activité physique mais peut résulter d’un déséquilibre énergétique mineur conduisant à une prise de poids progressive mais persistante sur une période très longue.

    - Les régimes alimentaires riches en graisse et énergétiques et des modes de vie sédentaires sont les deux caractéristiques les plus étroitement associées à l’augmentation de la prévalence de l’obésité. [6]

    - Les apports caloriques ont récemment été désignés comme un responsable majeur de l’évolution pondérale des populations modernes. Le comportement alimentaire ne résulte pas seulement de l’élément aliment mais aussi de facteurs individuels et environnementaux. [7]

  • Le manque de sommeil :

    – Les petits dormeurs ont un IMC et un indice de masse grasse plus important. Cette étude montre que les personnes qui augmentent leur temps de sommeil limitent leur prise de masse grasse. [8]

    Un temps de sommeil court augmente de 55% le risque d’être obèse pour un adulte

  • Les régimes déséquilibrés :

    - Les régimes hyperprotéinés ne sont pas une bonne solution pour perdre définitivement du poids. A terme, 80 % des sujets ayant suivi un régime hyperprotéiné n’ont pu maintenir leur poids et ont repris leurs kilos. [9]

Chez les enfants !

  • La sédentarité :

    - L’activité physique a des effets bénéfiques profonds sur la santé des enfants. Les effets bénéfiques sont notamment l’amélioration de la condition physique et un tissu adipeux moins important. [10]

    - Selon une hypothèse avancée, la sédentarité est la principale cause de problème de poids, étant impliqués chez les enfants non seulement le nombre d’heures passées devant la télévision, mais également le développement des jeux vidéos ou d’autres activités sédentaires. [11]

    Les enfants et jeunes gens âgés de 5 à 17 ans devraient accumuler au moins 60 minutes par jour d’activité physique modérée à soutenue.

  • Les déséquilibres alimentaires :

    - Balance énergétique déséquilibrée = une suralimentation + une alimentation riche en graisses + des comportements alimentaires inadaptés + la réduction de la dépense énergétique liée à l’activité physique + les comportements sédentaires

    - La consommation d’aliments gras devant la télévision serait corrélée à l’Indice de Masse Corporelle. [12]

    - Cette étude démontre que les adolescents consommant régulièrement du fast food ont un Indice de Masse Corporelle plus élevé. [13]

  • Le manque de sommeil :

    - La durée moyenne de sommeil est de 8h. Les petits dormeurs présentent un IMC, un tour de ventre et un indice de masse grasse plus important, en particulier chez les filles. Cette analyse indique que le manque de sommeil peut conduire à favoriser les paramètres de l’obésité. [14]

    - La restriction expérimentale de sommeil sur quelques jours augmente l’appétit et la faim, en agissant sur les hormones de régulation comme la leptine et la ghréline, elle augmente l’insulinorésistance et diminue la sécrétion d’insuline, créant un état prédiabétique, elle augmente la sécrétion de cortisol, d’hormone de croissance et active le système sympathique. [15]

La parole au corps médical

Que penser des régimes hyperprotéinés ?

« Trois-quarts des personnes ayant démarré un régime hyperprotéiné, il y a plus de deux ans, ont repris le poids perdu. Telle est la première conclusion de notre vaste enquête ’’Le régime Dukan : et après ?’’, menée par la rédaction santé du groupe CCM Benchmark. »

Dr Pierrick Hordé, Directeur des rédactions des sites Santé-médecine et Journal des Femmes Santé.

« On retrouve ce que suggère déjà la littérature médicale avec les régimes restrictifs en général. La première année, seul un tiers des répondants déclare avoir repris le poids perdu. Il y a donc une efficacité à court terme. En revanche, au-delà de trois ans, cette tendance s’inverse : 80 % des répondants ont repris le poids perdu. »

Dr Boris Hansel, Endocrinologue, spécialiste du syndromemétabolique et de la prévention cardiovasculaire Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris

Comment bien intervenir sur un surpoids ?

« Notre travail, à nous spécialistes, est d’être à l’écoute des patients et de leur proposer un suivi adapté. Quand une perte de poids importante est nécessaire, il faut consulter un expert de l’obésité. Quand il s’agit de perdre quelques kilogrammes pour éviter les maladies chroniques, il faut éviter les régimes restrictifs et proposer un changement raisonnable des habitudes de vie en insistant particulièrement sur des activités physiques adaptées. Cela permet souvent, avec une perte de quelques centimètres de tour de taille, de rester en bonne santé. »

Dr Boris Hansel, Endocrinologue, spécialiste du syndrome métabolique et de la prévention cardiovasculaire Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris

Quels sont les risques pour la santé de suivre des régimes restrictifs ?

« Ces régimes [en parlant des régimes hyperprotéinés] sont, d’une manière générale, mauvais pour la santé.
- D’abord, ils sont souvent pauvres en fibres, ce qui provoque souvent des problèmes de régulation intestinale.
- Ils sont généralement très riches en sodium. Ils en contiennent jusqu’à 6 000 mg par jour alors que la recommandation est de 1 500 mg quotidiens. Sur le long terme, des quantités trop importantes de sodium constituent un facteur de risque d’hypertension et de maladies cardiovasculaires...
- Bien souvent, ces régimes sont trop pauvres en vitamines et minéraux, en calcium notamment, alors qu’il est primordial pour notre bonne santé. »

Dr Marie-Josée Leblanc, Nutritionniste, Affiliée au portail d’information Extenso, Université de Montréal – Canada

Quelles sont les répercussions psychologiques des régimes restrictifs ?

« De tels régimes participent aux troubles du comportement alimentaire. Sauter un repas n’est absolument jamais souhaitable, notamment pour les adolescents. Je vois de plus en plus de jeunes filles très minces, non satisfaites de leur image, qui se privent de nourriture de peur de grossir. C’est un véritable problème de société, tout à fait préoccupant. »

Dr Marie-Josée Leblanc, Nutritionniste, Affiliée au portail d’information Extenso, Université de Montréal – Canada

Pourquoi avoir une activité physique adaptée ?

« L’activité physique présente trois avantages indiscutables. – Elle améliore le tonus général. – Elle affine la silhouette. – Elle bloque la prise de poids et aide à perdre la mauvaise graisse, au niveau de l’abdomen notamment. »

Dr Boris Hansel, Endocrinologue, spécialiste du syndrome métabolique et de la prévention cardiovasculaire Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris

« La seule façon de faire du muscle plutôt que de la graisse est d’avoir une bonne activité physique. Dans le cadre d’un régime, il est le plus souvent recommandé d’avoir une activité d’intensité modérée de 30 à 60 minutes par jour. »

Dr Marie-Josée Leblanc, Nutritionniste, Affiliée au portail d’information Extenso, Université de Montréal – Canada

Pourquoi l’accompagnement dans un régime est-il important ?

« Les gens achètent une méthode pour maigrir mais s’il n’y a pas un travail de préparation, de suivi et d’écoute, ça ne sert à rien. Pour changer ses habitudes alimentaires progressivement et surtout préparer les conditions de la perte de poids, il est indispensable de se faire aider. »

Pr Monique Romon, Nutritionniste, Hôpital Jeanne de Flandre à Lilles


[1] Etude (E. KUO L., CZARNECKA M., B. KITLINSKA J., U. Tilan J., KVETNANSKY R., and ZUKOWSKA Z., 2008 December. Chronic Stress, Combined with a High-Fat/High-Sugar Diet, Shifts Sympathetic Signaling toward Neuropeptide Y and Leads to Obesity and the Metabolic Syndrome. In : New York Academy of Sciences. Stress, Neurotransmitters, and Hormones Neuroendocrine and Genetic Mechanisms. First published online : 11 DEC 2008, )

[2] Etude LECERF J-M., juin 2006. « Stress et obésité, Vie symposium nutrition ’intervention nutritionnelle : de la prévention à la thérapeutique" – Brest, octobre 2005 . In : Nutrition clinique et métabolique (the journal of the French-speaking Society of Enteral and Parenteral Nutrition.). Volume 20, issu 2. Pages 99-107.

[3] Etude Organisation mondiale de la Santé, 2003. Rapport technique d’une consultation sur l’obésité : prévention et prise en charge de l’épidémie mondiale. Genève 2003.

[4] Etude DRASS et DDASS, Novembre 2009. Activité physique et sédentarité dans la région du Nord-Pas de Calais. In : « Baromètre Santé Nutrition », Résultats thématiques.

[5] Etude Rissanen AM et al. Determinants of weight gain and overweight in adult Finns. European Journal of Clinical Nutrition, 1991, 45:419–430

[6] Etude Organisation mondiale de la Santé, 2003. Rapport technique d’une consultation sur l’obésité : prévention et prise en charge de l’épidémie mondiale. Genève 2003.

[7] Etude Audrey Bergouignan, Stéphane Blanc and Chantal Simon, septembre 2010. Calories et obésité : quantité ou qualité ?. Cahiers de Nutrition et de Diététique.

[8] Etude CHAPUT JP, DESPRES JP, BOUCHARD C, TREMBLAY A., 2011. Longer sleep duration associates with lower adiposity gain in adult short sleepers. Health Active Living and Obesity Research Group, Children’s Hospital of Eastern ontario Research Institute, Ottawa, Ontario, Canada.

[9] Etude Enquête indépendante sur l’évolution du poids après le régime Dukan réalisée par les sites santé du groupe CCM Benchmark avec la collaboration du département Etudes de CCM Benchmark 2011. Régime Dukan, et après ?

[10] Etude Organisation mondiale de la Santé, 2003. Rapport technique d’une consultation sur l’obésité : prévention et prise en charge de l’épidémie mondiale. Genève 2003.

[11] Etude CASTETBON K, ROLLAND-CACHERA M-F., 2004. Surpoids et obésité chez les enfants de 7 à 9 ans. institut de Veille sanitaire.

[12] Etude Laurence Niesten et Geneviève Bruwier, Janvier 2007. L’obésité chez l’enfant. Recommandations de Bonne Pratique, Société, Scientifique de Médecine Générale. 44 pages. Pages 10-30.

[13] Etude FRASER LK, EDWARDS KL, CADE JE, CLARKE GP., 2011. Fast food, other choices and body mass index in teenagers in the United Kingdom (ALSPAC) : a structural equation modelling approach. International Journal of Obesity. School of Geography, University of Leeds, Leeds, UK.

[14] Etude GARAULET M, ORTEGA FB, RUIZ JR, REY-LOPEZ JP, BEGHIN L, MANIOS Y, CUENCA-GARCIA M, PLADA M, DIETHELM K, KAFATOS A, MOLNAR D, AL-TAHAN J, MORENO LA., 2011 July. Short sleep duration is associated with increased obesity markers in European adolescents : effect of physical activity and dietary habits. The HELENA study. Department of Physiology, University of Murcia, Spain.

[15] Etude VIOT-BLANC, 2010. Le manque de sommeil favorise-t-il l’obésité, le diabète et les maladies cardiovasculaires ?. Médecine du sommeil, volume 7, issue 1, pages 15-22.


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